Education nationale : les agents maintiennent la pression pour trois mois de rappel

La mobilisation se poursuit au ministère de l'Éducation nationale. Ce mercredi, les personnels administratifs et techniques syndiqués maintiennent leur mouvement pour obtenir l'application rétroactive de leur indemnité de technicité. D'un montant de 150 000 ariary, celle-ci constitue aujourd'hui le principal point de désaccord entre les agents et l'administration. Les grévistes ne contestent plus seulement le principe du versement de cette indemnité. C'est désormais son calendrier (…) - Société

Education nationale : les agents maintiennent la pression pour trois mois de rappel

La mobilisation se poursuit au ministère de l'Éducation nationale. Ce mercredi, les personnels administratifs et techniques syndiqués maintiennent leur mouvement pour obtenir l'application rétroactive de leur indemnité de technicité. D'un montant de 150 000 ariary, celle-ci constitue aujourd'hui le principal point de désaccord entre les agents et l'administration.

Les grévistes ne contestent plus seulement le principe du versement de cette indemnité. C'est désormais son calendrier d'application qui cristallise les tensions. Les syndicats réclament une prise d'effet à partir de juillet 2026, ce qui ouvrirait droit au règlement de trois mois supplémentaires. De leur côté, les autorités retiennent pour l'instant le mois d'octobre comme point de départ du dispositif.

Une première journée de grève s'est tenue mardi à Anosy. Dans le même temps, des négociations ont été engagées entre les différentes parties. Pendant près de deux heures, les représentants des agents ont discuté avec des responsables du ministère de l'Éducation nationale, du ministère de l'Économie et des Finances ainsi que du ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Cette rencontre a permis de rapprocher certaines positions, notamment sur le versement de l'indemnité elle-même. La question de la rétroactivité reste cependant sans réponse définitive. Faute d'engagement sur les trois mois revendiqués, les syndicats ont décidé de maintenir la pression.

Cette indemnité n'est pourtant pas une nouvelle revendication. Elle figurait déjà parmi les engagements inscrits dans le protocole d'accord conclu en 2025, après les mouvements menés par les personnels du secteur éducatif. Une communication commune des ministères concernés avait ensuite été validée en juillet. Le projet de décret nécessaire à la mise en œuvre du dispositif a également obtenu un avis favorable du ministère de l'Économie et des Finances.

L'enjeu financier est conséquent. L'application de cette mesure devrait représenter environ 11 milliards d'ariary pour les finances publiques. Sa mise en œuvre aurait d'abord été envisagée pour 2027 avant que le calendrier ne soit ramené à octobre 2026 dans le contexte de la mobilisation des agents.

Cette concession reste insuffisante aux yeux des syndicats. Ces derniers continuent d'exiger que leurs droits soient calculés à partir de juillet et que les trois mois correspondants leur soient effectivement payés.

Une nouvelle étape administrative est attendue jeudi avec la transmission du dossier au Bureau du Premier ministre. Il pourrait ensuite être soumis au Conseil des ministres la semaine prochaine. D'ici là, les personnels mobilisés ne comptent pas suspendre leur mouvement.

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