Mali: le Jnim et le FLA progressent, les jihadistes formulent une offre politique, le régime ne cède pas

Au Mali, après avoir conquis Kidal le week-end dernier, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) et les indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont pris vendredi 1er mai le contrôle des camps militaires de Tessalit et d'Aguelhoc. Leur progression inquiète les habitants des grandes villes du nord du Mali. Dans un communiqué diffusé dans la nuit du 30 avril au 1er mai, le Jnim tente plus que jamais de se positionner en acteur politique, appelant « toutes les forces vives de la nation malienne » à faire chuter le régime en place. Les autorités de transition demeurent déterminées à combattre et à se maintenir au pouvoir, avec le soutien de la Russie. Les opérations militaires se poursuivent et des citernes sont entrées à Bamako, en dépit du blocus jihadiste. Seidane Ag Hitta, l'un des principaux dirigeants du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), pose fièrement dans le camp militaire de Tessalit aux côtés d'Abdallah Ag Albaka, un autre chef militaire jihadiste. Dans sa main, la clef du camp symboliquement remise il y a cinq ans aux forces maliennes par la force française Barkhane, alors chassée du Mali. La photo a ét

Mali: le Jnim et le FLA progressent, les jihadistes formulent une offre politique, le régime ne cède pas
Au Mali, après avoir conquis Kidal le week-end dernier, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) et les indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont pris vendredi 1er mai le contrôle des camps militaires de Tessalit et d'Aguelhoc. Leur progression inquiète les habitants des grandes villes du nord du Mali. Dans un communiqué diffusé dans la nuit du 30 avril au 1er mai, le Jnim tente plus que jamais de se positionner en acteur politique, appelant « toutes les forces vives de la nation malienne » à faire chuter le régime en place. Les autorités de transition demeurent déterminées à combattre et à se maintenir au pouvoir, avec le soutien de la Russie. Les opérations militaires se poursuivent et des citernes sont entrées à Bamako, en dépit du blocus jihadiste. Seidane Ag Hitta, l'un des principaux dirigeants du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), pose fièrement dans le camp militaire de Tessalit aux côtés d'Abdallah Ag Albaka, un autre chef militaire jihadiste. Dans sa main, la clef du camp symboliquement remise il y a cinq ans aux forces maliennes par la force française Barkhane, alors chassée du Mali. La photo a ét