Le parquet et l’administration pénitentiaire de Nouakchott Sud tiennent une conférence de presse pour clarifier les allégations concernant les conditions des détenues dans la prison pour femmes.

Le procureur de la République auprès de la wilaya de Nouakchott Sud, M. Abd Samad Mohamed Lemine, a tenu dimanche soir au Palais de Justice d’El Mina, une conférence de presse conjointe avec le directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire, le lieutenant-colonel Bah Mohamed Ghali, et le chef du service de santé de l’administration pénitentiaire, […]

Le parquet et l’administration pénitentiaire de Nouakchott Sud tiennent une conférence de presse pour clarifier les allégations concernant les conditions des détenues dans la prison pour femmes.

Le procureur de la République auprès de la wilaya de Nouakchott Sud, M. Abd Samad Mohamed Lemine, a tenu dimanche soir au Palais de Justice d’El Mina, une conférence de presse conjointe avec le directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire, le lieutenant-colonel Bah Mohamed Ghali, et le chef du service de santé de l’administration pénitentiaire, M. Abdallahi Sid Ahmed Sidna, dans le but d’informer l’opinion publique et de clarifier les récentes allégations concernant les conditions des détenues dans la prison pour femmes de la moughataa d’Arafat.

Le procureur de la République a expliqué que cette rencontre vise à répondre aux informations contenues dans la conférence de presse organisée par l’équipe de défense de certaines détenues le 30 avril 2026, qui comprenait des informations inexactes et des allégations trompeuses pour l’opinion publique, soulignant que la diffusion de telles données pourrait relever des crimes de diffusion de fausses nouvelles, conformément aux dispositions de la loi n° 015/2020 relative à la lutte contre la manipulation de l’information.

Le procureur de la République a ajouté que ces données trompeuses émanent de personnes censées connaître les dispositions des articles 3 et 5 de la loi n° 015/2020 du 23 juillet 2020 relative à la lutte contre la manipulation de l’information, et censées également savoir que les crimes de publication sont des crimes flagrants.

Il a souligné que le dossier est basé sur des preuves matérielles documentées et des procès-verbaux officiels, et que toutes les procédures ont été menées sous la supervision des autorités judiciaires compétentes.

Il a ajouté que le parquet général réaffirme son souci constant d’appliquer la loi de manière juste et stricte, et appelle chacun à faire preuve de précision et de responsabilité lors de la diffusion ou de la circulation d’informations, et à s’abstenir de promouvoir des informations non fiables ou non confirmées, en raison de l’impact négatif que cela peut avoir sur la société, et afin de préserver la sacralité des institutions et de garantir la tranquillité et la sécurité publiques.

Il a affirmé que toutes les détenues de la prison pour femmes sont en situation légale régulière en termes de procédures.

Concernant les allégations de coups portés à l’une des détenues, le procureur de la République a catégoriquement nié ces faits, expliquant que la personne concernée avait refusé d’entrer dans sa chambre le soir du 27 avril 2026, et qu’après des tentatives de la convaincre, elle a été introduite conformément aux procédures légales en vigueur, sans aucune utilisation de violence, en application de l’article 650 du Code de procédure pénale.

Il a également nié les rumeurs selon lesquelles la détenue serait tombée dans le coma et se serait effondrée parmi les gardes, confirmant l’existence d’enregistrements vidéo montrant ses mouvements normaux à l’intérieur de sa chambre immédiatement après l’incident, et qu’ils sont disponibles pour consultation dans les cadres légaux approuvés.

Concernant son état de santé, le procureur de la République a expliqué que la détenue s’était plainte de douleurs à la poitrine et aux membres, et qu’elle avait été transférée aux autorités sanitaires compétentes, où elle avait subi des examens à l’hôpital national et à l’hôpital des fractures, et que les résultats n’avaient montré aucune fracture ni blessure.

Il a affirmé que ce qui a été mentionné concernant une autre détenue est dénué de tout fondement, et qu’il n’existe aucune information concernant cet incident.

Le procureur de la République a indiqué que le parquet général a ouvert une enquête approfondie sur ces faits, y compris la possibilité de l’existence de parties derrière la promotion de ces allégations, affirmant que l’opinion publique sera informée des résultats de l’enquête en temps voulu.

De son côté, le chef du service de santé de l’administration pénitentiaire, M. Abdallahi Sid Ahmed Sidna, a expliqué que le 27 avril 2026, vers 20h00, les services de santé ont été informés de la présence d’une détenue dont l’état nécessitait un suivi médical.

Il a ajouté qu’une équipe médicale a été immédiatement dépêchée pour l’examiner, et qu’elle a effectué une évaluation préliminaire qui a montré que les indicateurs de santé étaient normaux, bien qu’elle ait déclaré ressentir des douleurs au niveau de la poitrine et des membres droits. Suite à cela, elle a été transférée à l’hôpital national pour des examens supplémentaires.

Il a indiqué qu’après son arrivée, elle a subi des radiographies au niveau de la poitrine, qui n’ont montré aucune anomalie, avant d’être ensuite transférée à l’hôpital des fractures pour une évaluation plus approfondie de la zone où elle avait mentionné des douleurs.

Il a affirmé que les résultats médicaux finaux n’ont pas prouvé l’existence de fracture ou de blessure, expliquant que le cas a été pris en charge médicalement et qu’elle a reçu les soins nécessaires, en fonction de son état de santé, et soulignant l’absence de toute fracture, comme l’ont prouvé les examens médicaux.

À son tour, le directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire, le lieutenant-colonel Bah Mohamed Ghali, a affirmé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’approche de transparence et de renforcement de la communication avec l’opinion publique, soulignant que les institutions pénitentiaires sont une partie essentielle du système judiciaire, et que leur rôle ne se limite pas à l’exécution des peines, mais s’étend à la réforme, à la réhabilitation et à la réinsertion. Il a expliqué que le ministère de la Justice adopte une stratégie intégrée pour le développement du secteur pénitentiaire, basée sur la fourniture d’établissements pénitentiaires sûrs répondant aux normes nationales et internationales, en renforçant la gouvernance au niveau administratif, en améliorant les services grâce à une prise en charge complète des détenus sur les plans sanitaire et social, en développant des programmes de formation et de réhabilitation, et en renforçant l’aspect sécuritaire par des plans multidimensionnels et en coopération avec le ministère public et les organismes de contrôle.

Il a souligné que la préservation de la dignité humaine et le respect de ses droits, ainsi que la possibilité de déposer une plainte, constituent des principes fondamentaux garantis à tous les détenus sans discrimination, quelle que soit leur situation juridique, leurs croyances ou leurs affiliations.