Politique : Aldiouma Sow adresse de vives critiques à Sonko et au Pastef
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Dans un post, Aldiouma Sow, a indiqué que le Messie [Sonko] et son clan pressés de se venger de leur éviction de l’exécutif s’engagent une fois de plus dans une démonstration de force stérile. C’est suite à l’ouverture de la session extraordinaire le lundi 10 août 2026.
Texte in extenso
…L’Arrêté n° 192 du bureau de l’Assemblée nationale est voué à l’échec face au verrou constitutionnel pour les raisons suivantes :
D’abord, il porte en lui-même les germes de son invalidation car elle serait engagée sous l’égide de la présidence unilatérale de l’Assemblée nationale. Ce qui apparaît d’ores et déjà comme une démarche vaine et juridiquement condamnée, car frappée par des vices de fond et de forme insurmontables.
En effet, selon les dispositions de l’article 63 de la Constitution, l’ordre du jour d’une session extraordinaire par voie parlementaire exige impérativement une demande écrite, dûment datée et signée par plus de la moitié des membres composant l’Assemblée nationale. En l’absence ou en cas d’irrégularité de cette pétition formelle, l’arrêté ne repose sur aucun socle juridique valide.
Ensuite, sur le plan opérationnel, l’initiative se heurte à une limite temporelle stricte, car l’article 63 de la Constitution fixe la durée maximale d’une session extraordinaire à 15 jours.
Alors, prétendre épuiser un ordre du jour si pléthorique et surchargé dans un délai aussi contraint relève de l’illusion procédurale. Dès le quinzième jour atteint, la session est close de plein droit, entraînant la caducité automatique de tous les projets ou propositions ainsi que des points non encore examinés. L’initiative s’effondrera ainsi d’elle-même sous le poids de sa propre irréalité calendaire.
Enfin, le dispositif procédural accorde au Gouvernement les moyens juridiques d’annihiler cette manœuvre. En effet, en activant la procédure d’urgence (article 82) ou la priorité (article 84), l’Exécutif conserve la maîtrise du tempo parlementaire. Cela veut dire que toute tentative d’imposer unilatéralement un agenda hostile, comme c’est le cas visiblement, se heurte à la prééminence constitutionnelle de l’Exécutif dans la conduite des travaux.
En définitive, on peut dire qu’en substituant une fois de plus la précipitation et l’unilatéralisme à la concertation et à la rigueur légistique, le Messie et son clan pressés de se venger de leur éviction de l’exécutif s’engagent une fois de plus dans une démonstration de force stérile. Juridiquement vulnérable, matériellement irréalisable et institutionnellement mortifère. Il est évident que cette initiative est promise à une impasse inévitable comme celles qui l’ont précédée.
À la fin, ce sera encore du « déparou Gaïndé arrivée mousse » .
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