Secteur minier: le CCAM fixe le cap
Le Commissariat chargé des Activités minières (CCAM) a tenu, ce jeudi, la deuxième session de son Comité technique, sous la présidence du ministre commissaire chargé des Activités minières, Hilaire Bébian DIARRA. Parmi les sujets soumis à ladite session figure la gouvernance et les participations de l’État dans le secteur minier. Les travaux ont réuni les […]
Le Commissariat chargé des Activités minières (CCAM) a tenu, ce jeudi, la deuxième session de son Comité technique, sous la présidence du ministre commissaire chargé des Activités minières, Hilaire Bébian DIARRA. Parmi les sujets soumis à ladite session figure la gouvernance et les participations de l’État dans le secteur minier.
Les travaux ont réuni les représentants de la Présidence de la République et de la Primature, les Secrétaires généraux des départements ministériels concernés, les responsables des structures et institutions partenaires du secteur minier, ainsi que les cadres et collaborateurs du Commissariat.
Présidant la séance, le commissaire Hilaire Bébian DIARRA a rappelé que ce comité technique est un dispositif qui « vise à améliorer les recettes de l’État, à créer des emplois locaux, à porter le développement socio-économique et, surtout, à améliorer les conditions de vie des Maliens ».
Évoquant la place du secteur minier dans l’économie nationale, le commissaire a affirmé qu’« il est établi que le secteur minier est stratégique et doit contribuer à renforcer les autres secteurs économiques du pays, en raison de la diversité de ses actions et de ses acteurs ».
Instance instituée par le Décret n°2025-0902 du 31 décembre 2025, le Comité technique a pour mission de renforcer la concertation et la synergie entre les départements ministériels, les institutions publiques et les acteurs du secteur minier, d’examiner les dossiers techniques et stratégiques qui lui sont soumis et de formuler des avis et recommandations sur les orientations et réformes du secteur.
« Cette deuxième session donne le ton de l’action. Il nous faut asseoir les chiffres, mesurer les avancées, traiter les insuffisances et arrêter des décisions précises», a indiqué Hilaire Bébian DIARRA, tout en précisant que les conclusions des travaux du Comité constituent, selon lui, la base des avis et recommandations à soumettre au Conseil stratégique.
L’ordre du jour de la session a porté sur l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la première session ; le cadre réglementaire, à travers le point sur la mise en œuvre du Code minier et de ses textes d’application ; la gouvernance et les participations de l’État dans le secteur minier ; et la performance du secteur minier, appréciée notamment au regard des indicateurs de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et du Secrétariat permanent du Contenu local (SPCL).
Le Commissaire a insisté sur l’exigence de résultats concrets à l’issue des travaux : « Au terme de cette session, nos conclusions devront être claires et immédiatement exploitables. Pour chaque décision retenue, nous proposerons un responsable, une échéance et un indicateur permettant d’en vérifier l’exécution. »
Il a précisé que le secrétariat du Comité assurera la consolidation de l’ensemble de ces conclusions et rendra compte de leur niveau d’exécution lors de la prochaine session.
Cette session s’inscrit dans la dynamique de relance du secteur minier engagée par le Président de la Transition, Chef de l’État, en cohérence avec « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD) 2024-2033, qui font des ressources minières un levier majeur de la souveraineté économique nationale.
PAR SIKOU BAH