Union européenne – Madagascar : un appui pour les réformes électorales
Jeudi soir à Bruxelles, le colonel Michaël Randrianirina a rencontré Kaja Kallas. Le chef de l'État malgache et la vice-présidente de la Commission européenne ont longuement parlé des élections. Le reste de la coopération n'a pas été oublié, mais le calendrier politique de la transition a dominé les échanges. L'Union européenne se dit prête à accompagner Madagascar. C'est ce qu'a réaffirmé Kaja Kallas. De son côté, le président de la Refondation a été clair : le pays a surtout besoin (…) - Coopération
Jeudi soir à Bruxelles, le colonel Michaël Randrianirina a rencontré Kaja Kallas. Le chef de l'État malgache et la vice-présidente de la Commission européenne ont longuement parlé des élections. Le reste de la coopération n'a pas été oublié, mais le calendrier politique de la transition a dominé les échanges.
L'Union européenne se dit prête à accompagner Madagascar. C'est ce qu'a réaffirmé Kaja Kallas. De son côté, le président de la Refondation a été clair : le pays a surtout besoin d'expertise électorale et d'un soutien financier. Rien de plus, rien de moins.
Pendant l'entretien, le colonel a déroulé le chronogramme déjà remis à la SADC en février. Il a insisté sur la concertation nationale, qui entre maintenant dans sa phase concrète. Tout part des fokontany et monte jusqu'au niveau national. En même temps, la réforme de la gouvernance électorale avance. Ces deux chantiers doivent aboutir aux élections avant la fin 2027 et au retour à l'ordre constitutionnel.
Le calendrier est précis. Un référendum ou une élection constitutionnelle entre mai et juillet 2027. Puis la présidentielle avant décembre. Au retour du sommet de la SADC en août, le chef de l'État avait même déclaré que la Ceni devait être prête pour un scrutin dès juillet 2027. La refonte de la liste électorale est en cours, et le temps presse.
Mais le planning du FFKM pourrait tout compliquer. Les Églises chrétiennes ont pris du retard. Elles n'annoncent leurs résolutions qu'après mai 2027. Or ces conclusions doivent nourrir les projets de Constitution. La marge se réduit. Sur le plateau de TV5 Monde, la ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo a confirmé que le premier vote sera bien le référendum ou l'élection constitutionnelle.
Avant de partir pour l'Europe, le président a bouclé une série de consultations. Forces politiques, acteurs civils, Forces de défense et de sécurité : tous ont donné leurs avis. Beaucoup insistent sur la réforme de la Ceni. Pourtant, c'est cette même institution qui prépare déjà les listes et qui devra organiser les élections de 2027. Une question reste en suspens. Qui aura le dernier mot ? Les participants aux consultations ou ceux de la concertation nationale, présentée comme souveraine et ouverte à tous les citoyens ?
Au-delà des urnes, la rencontre a aussi rappelé le poids de l'Union européenne. Partenaire commercial et financier de longue date, elle finance déjà des infrastructures comme la RN6. Le colonel Randrianirina a appelé les investisseurs européens à venir plus nombreux. Il veut des emplois pour les jeunes. Les mobilisations de 2025, portées par la jeunesse, ont déjà attiré les regards du monde. Kaja Kallas l'a souligné.
L'appui européen, s'il se concrétise, pourrait donc accompagner à la fois la refonte électorale et un élargissement de la coopération économique. Le chronogramme reste soumis aux aléas de la concertation nationale. Mais le signal de Bruxelles est clair : l'Europe suit de près le cheminement malgache.
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