Assemblée nationale : Siteny Randrianasoloniaiko sous pression, la Gen Z maintient la contestation

Le président de l'Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, monte au créneau face aux attaques visant l'institution de Tsimbazaza et sa présidence. Il balaie les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant une éventuelle dissolution de la Chambre basse et une destitution de son bureau permanent, les qualifiant de simples « tsaho », autrement dit des rumeurs. La pression autour du perchoir s'est néanmoins accentuée. Des appels à la démission de Siteny (…) - Politique

Assemblée nationale : Siteny Randrianasoloniaiko sous pression, la Gen Z maintient la contestation

Le président de l'Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, monte au créneau face aux attaques visant l'institution de Tsimbazaza et sa présidence. Il balaie les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant une éventuelle dissolution de la Chambre basse et une destitution de son bureau permanent, les qualifiant de simples « tsaho », autrement dit des rumeurs.

La pression autour du perchoir s'est néanmoins accentuée. Des appels à la démission de Siteny Randrianasoloniaiko circulent sur les réseaux sociaux, auxquels le principal intéressé demande de répondre par des éléments concrets. Dans le même temps, la Gen Z maintient une ligne particulièrement critique envers l'Assemblée nationale. Le mouvement avait déjà réclamé publiquement sa dissolution, estimant que la Chambre basse ne répond plus suffisamment aux attentes de la population.

La contestation ne date d'ailleurs pas de ces derniers jours. En juin, la Gen Z avait renouvelé son exigence de dissolution dans le sillage de la polémique autour de la Taxe sur les véhicules à moteur. Le mouvement reprochait alors aux députés leurs revirements et leur gestion de plusieurs dossiers politiques.

Face à cette offensive, Siteny Randrianasoloniaiko défend la légitimité de l'institution. Il affirme également que la présence récente de nombreux députés à Tsimbazaza n'annonce aucun bouleversement du bureau permanent. Leur convocation serait liée aux travaux des commissions d'enquête parlementaire, notamment au dossier concernant la Jirama. Il assure également qu'il n'existe pas de conflit majeur entre parlementaires.

Une bataille autour de l'avenir de Tsimbazaza

La tension intervient alors que 80 députés se sont regroupés au sein du « Vovonan'ny fihavaozan'i Madagasikara » (VFM). Cette nouvelle plateforme entend notamment donner aux parlementaires une représentation collective dans le dialogue politique voulu par le pouvoir de la Refondation.

L'avenir de la Chambre basse constitue précisément l'une des préoccupations des élus. La revendication de sa dissolution a déjà été portée à plusieurs reprises par la Gen Z. En avril, Siteny Randrianasoloniaiko avait même qualifié les demandes visant à supprimer les institutions constitutionnelles de tentative de déstabilisation.

Le président de l'Assemblée dispose aussi d'un argument juridique. La décision de la Haute Cour constitutionnelle du 14 octobre 2025, qui constitue l'un des fondements institutionnels du régime actuel, interdit à l'autorité exerçant les fonctions de chef de l'État d'utiliser plusieurs prérogatives constitutionnelles, dont celle prévue par l'article 60 relative à la dissolution de l'Assemblée nationale.

Siteny Randrianasoloniaiko entend donc maintenir Tsimbazaza dans le jeu institutionnel et politique. Mais entre les revendications de la Gen Z, la naissance du VFM et la préparation du dialogue politique, la question de l'avenir de l'Assemblée nationale reste désormais au centre du rapport de forces.

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