Convention de l'ONU contre la corruption : Madagascar passe trois jours sous l'œil des experts internationaux
Une importante évaluation internationale est en cours à Madagascar. Depuis le 30 juin et jusqu'au 2 juillet, le pays accueille une mission de cinq experts mandatés par Djibouti et la Tanzanie dans le cadre du deuxième cycle d'examen de l'application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Cette visite-pays doit mesurer les progrès accomplis par la Grande Île dans la prévention de la corruption et le recouvrement des avoirs illicites, tout en identifiant les réformes (…) - Société
Une importante évaluation internationale est en cours à Madagascar. Depuis le 30 juin et jusqu'au 2 juillet, le pays accueille une mission de cinq experts mandatés par Djibouti et la Tanzanie dans le cadre du deuxième cycle d'examen de l'application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Cette visite-pays doit mesurer les progrès accomplis par la Grande Île dans la prévention de la corruption et le recouvrement des avoirs illicites, tout en identifiant les réformes encore nécessaires.
Conduits par le Comité pour la Sauvegarde de l'Intégrité (CSI) et le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO), les échanges réunissent également l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Les discussions portent notamment sur la transparence de la gouvernance publique, le fonctionnement des institutions et le renforcement des mécanismes de prévention dans plusieurs secteurs sensibles, tels que le foncier, les marchés publics, les douanes, la justice, les services de sécurité et la gestion des ressources naturelles.
Les experts examineront également les avancées réalisées dans le domaine du recouvrement des avoirs illicites. L'opérationnalisation de l'Agence de Recouvrement des Avoirs Illicites (ARAI), le renforcement des Pôles Anti-Corruption (PAC), ainsi que la coopération judiciaire et financière internationale figurent parmi les principaux sujets étudiés. Les capacités de traçabilité des flux financiers, les procédures de gel et de confiscation des biens ainsi que les mécanismes d'entraide judiciaire feront également l'objet d'un examen approfondi.
Les responsables du processus estiment que cette évaluation constitue une opportunité d'accélérer les réformes engagées, d'améliorer la coordination entre les institutions et de consolider la transparence de l'action publique. Dans la continuité du premier cycle d'examen réalisé en 2015, cette mission représente un rendez-vous majeur pour apprécier la conformité de Madagascar à ses engagements internationaux et renforcer la confiance dans la gouvernance du pays.
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