Dissolution de l'Assemblée nationale : la Gen Z persiste et signe après la polémique autour de la « TVM »

Les appels à la dissolution de l'Assemblée nationale se font de plus en plus pressants. Dans le sillage de la controverse suscitée par la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM), le mouvement Gen Z Madagasikara hausse le ton. Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, ses représentants réitèrent leur exigence de voir disparaître la Chambre basse, qu'ils jugent défaillante et directement responsable de l'adoption d'une mesure fiscale ayant provoqué une vive contestation parmi les (…) - Politique

Dissolution de l'Assemblée nationale : la Gen Z persiste et signe après la polémique autour de la « TVM »

Les appels à la dissolution de l'Assemblée nationale se font de plus en plus pressants. Dans le sillage de la controverse suscitée par la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM), le mouvement Gen Z Madagasikara hausse le ton. Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, ses représentants réitèrent leur exigence de voir disparaître la Chambre basse, qu'ils jugent défaillante et directement responsable de l'adoption d'une mesure fiscale ayant provoqué une vive contestation parmi les usagers, avant d'être suspendue par le ministère de l'Économie et des Finances.

La « TVM » figure dans la loi de finances 2026 adoptée par les députés en novembre 2025. Mais face à l'ampleur de la polémique et au mécontentement grandissant de la population, les autorités ont fini par revoir leur position. Le président de l'Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniako, a notamment plaidé pour la suppression des dispositions relatives à cette taxe dans le projet de loi de finances rectificative actuellement examiné à Tsimbazaza.

Pour les contestataires, cette volte-face illustre les contradictions qui minent l'institution parlementaire. Maladresses, revirements et incohérences se seraient multipliés ces derniers mois au sein de l'Assemblée nationale. L'affaire de la « TVM » apparaît ainsi comme l'épisode de trop pour une partie de l'opinion publique. L'appel du président de l'Assemblée à revenir sur une mesure pourtant votée par les députés est interprété par ses détracteurs comme un aveu d'échec et un signe d'impréparation politique.

Une nouvelle fois, la Gen Z dénonce un système institutionnel qu'elle estime incapable de répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens. Selon le mouvement, les élus se sont progressivement éloignés des réalités vécues par la population et ne disposent plus de la légitimité nécessaire pour porter les aspirations nationales. Chaque nouvelle controverse parlementaire vient ainsi alimenter le discours des jeunes militants, qui y voient la manifestation d'une crise institutionnelle plus profonde.

Cette nouvelle séquence politique offre à la Gen Z l'occasion de relancer un combat engagé depuis plusieurs mois. L'objectif n'est plus uniquement de mobiliser les sympathisants dans la rue, mais d'exercer une pression politique constante sur les institutions afin d'obtenir le départ d'élus jugés défaillants. Le mouvement privilégie désormais une stratégie de contestation plus structurée, visant à transformer le mécontentement populaire en levier de changement institutionnel.

À l'approche de la fête nationale, la Gen Z affirme toutefois vouloir privilégier l'apaisement sur le plan sécuritaire afin d'éviter toute confrontation susceptible de troubler l'ordre public. Cette posture ne traduit pas un recul de ses revendications. Au contraire, le mouvement entend poursuivre son offensive politique tout en évitant les tensions qui pourraient détourner l'attention de ses principales exigences.

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