Côte d'Ivoire : réformes innovantes pour la commercialisation des produits vivriers
La Côte d'Ivoire annonce des réformes pour moderniser la commercialisation des produits vivriers, incluant la construction de trois marchés de gros et la mise en place de Marchés d’Intérêt National.

Bernard Kini Comoé, ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, a engagé des réformes innovantes pour la commercialisation des produits vivriers, avant d’annoncer la construction de trois marchés de gros à travers la Côte d’Ivoire. C’était lors d’un atelier national organisé du mardi 28 au jeudi 30 mai 2026, dans la cité balnéaire de Grand-Bassam.
Il s’est agi pour le ministre délégué Bernard Kini Comoé et les acteurs du secteur de valider des textes réglementaires encadrant les marchés de gros, ainsi que d’améliorer l’approvisionnement et la distribution des produits vivriers par la construction de trois marchés de gros, notamment à Abengourou, Abidjan et Daloa. Et ce, dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2026-2030.
L’objectif est de bâtir des marchés plus performants, au bénéfice des producteurs comme des consommateurs, et de renforcer la résilience du système alimentaire ivoirien. Et ce, afin de moderniser durablement le système de commercialisation des produits vivriers.
Les textes examinés prévoient en effet plusieurs innovations, dont une gestion professionnalisée des infrastructures, la création de commissions spécialisées (hygiène, discipline, traçabilité) et l’intégration de marchés relais pour fluidifier la chaîne d’approvisionnement.
Le stockage, le transport et la commercialisation des produits vivriers constituent par ailleurs des insuffisances qui plombent le secteur agricole, d’autant plus qu’ils causent des pertes post-récoltes importantes et une instabilité des prix. Pour y remédier, les autorités s’activent pour la mise en place de Marchés d’Intérêt National (MIN), destinés à mieux organiser les circuits de distribution, réduire les intermédiaires et garantir la qualité des produits.
Saluant une démarche inclusive issue des consultations nationales, Bernard Kini Comoé a insisté sur la nécessité d’un cadre réglementaire solide pour accompagner les investissements en cours, avant d’indiquer que cette réforme s’inscrit dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à faire de l’agriculture un levier de croissance.
Notons que cette réforme a été portée par le ministre délégué Bernard Kini Comoé et soutenue par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Khalil Konaté.
