L'élection des représentants de l'Assemblée nationale à la HCC reportée
L'élection des deux représentants de l'Assemblée nationale auprès de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), initialement inscrite à l'ordre du jour du jeudi 28 mai, a été reportée à une date ultérieure. La décision a été annoncée lors de la séance plénière de l'Assemblée nationale, sans qu'aucune explication officielle ne soit fournie dans la communication diffusée par l'institution. Ce report intervient pourtant dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations autour de cette (…) - Politique
L'élection des deux représentants de l'Assemblée nationale auprès de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), initialement inscrite à l'ordre du jour du jeudi 28 mai, a été reportée à une date ultérieure. La décision a été annoncée lors de la séance plénière de l'Assemblée nationale, sans qu'aucune explication officielle ne soit fournie dans la communication diffusée par l'institution.
Ce report intervient pourtant dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations autour de cette élection. Une semaine auparavant, l'Assemblée nationale avait officiellement programmé le scrutin pour le 28 mai, ouvrant déjà la voie à des débats sur les critères d'éligibilité des députés candidats ainsi que sur le calendrier même de l'élection.
Plusieurs questions auraient été soulevées lors de l'adoption de l'ordre du jour parlementaire, notamment sur les conditions permettant à un député de briguer l'un des deux sièges destinés à représenter la Chambre basse au sein de la juridiction constitutionnelle. Des discussions auraient également porté sur l'opportunité de modifier le calendrier prévu pour cette élection.
La question revêt une importance particulière dans le contexte politique actuel. Depuis plusieurs mois, la Haute Cour Constitutionnelle figure parmi les institutions les plus critiquées par certains mouvements de la société civile et de la jeunesse. Des revendications réclamant une réforme, voire une dissolution de la HCC, de l'Assemblée nationale et de la CENI ont notamment été exprimées dans le cadre du processus de refondation engagé après les mouvements de contestation de 2025.
Les débats autour de la gouvernance électorale et de la réforme des institutions ont également pris de l'ampleur avec la préparation du dialogue national sur les réformes électorales conduit par la CENI et ses partenaires. Dans ce contexte, la désignation des représentants parlementaires au sein de la HCC est observée de près par plusieurs acteurs politiques et institutionnels.
Les députés ont également procédé à l'élection des présidents des commissions permanentes de l'Assemblée nationale, ainsi qu'à la désignation de plusieurs responsables de commissions spécialisées. Parmi les élus figurent des personnalités politiques controversées comme Jean de Dieu Maharante, ou Tinaharivelo Razafimahefa.
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